Renault croit fermement en son auto électrique low cost. Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan, a évoqué, en marge de l’inauguration de sa nouvelle usine chinoise, qu'il préparait une voiture électrique pas chère destinée aux pays émergents. La Chine, bien sûr, mais aussi tout le reste du monde. Sauf peut-être les vieux pays développés.

Comment fabriquer une voiture électrique à petit prix ?


Pour fabriquer cette zéro émission low cost, deux solutions : un modèle existant chez un autre constructeur, qui pourrait être rebadgé aux couleurs de Nissan voir Renault, ou la création d’une plateforme dédiée au nouvel engin.
Sauf que l’on a beau faire le tour des catalogues des constructeurs internationaux, impossible de débusquer une petite auto électrique peu chère, si ce n’est la déjà vieillissante I-Miev de Mitsubishi, rebaptisée C-Zéro chez Citroën. Mais on voit très mal Renault, le rival de toujours, distribuer la même auto.

C’est donc vers un projet flambant neuf que pourrait s’orienter Carlos Ghosn. Mais dans ce cas, il ne pourrait s’agir que d’une auto conçue pour la Chine. Un pays où le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables a été multiplié par trois l’an passé, et dont le gouvernement met en place de vastes plans d’aménagements de bornes de recharges pour parvenir aux 5 millions de voitures sans pétrole d’ici 2020.
Mais c’est le seul pays émergent qui souhaite appliquer une telle politique. Les autres d’Asie et d’Amérique du Sud visés par le PDG de Renault Nissan sont loin d’être équipés. Or, qui dit voiture électrique low cost, dit autonomie réduite, puisque la multiplication des batteries nécessaires pour rouler plusieurs centaines de kilomètres, alourdit l’addition. Et lorsque l’autonomie en question ne dépasse pas les 100 km probables de cette future électrique bas de gamme, il faut recharger souvent, à des bornes qui le permettent.

Carlos Ghosn rêve donc d’une auto exclusivement chinoise, crée avec son complice le groupe Dongfeng avec qui il travaille depuis quelques temps. Ou alors il envisage de la distribuer également en Europe, l’un des continents (avec l’Amérique du Nord) le plus branché. Et si elle débarque par ici, elle pourrait bien être la première Dacia électrique.

Tarif : cette auto électrique low cost devrait coûtait entre 6 300€ et 7 200€.