Jamais un constructeur n’avait osé produire un SUV familial qui ne soit disponible qu'en version hybride. Et lorsque ce constructeur s’appelle Kia, c’est plus qu’une anecdote, c’est un signal : celui du basculement, de la fin annoncée du bon vieux moteur à explosion qui propulse nos voitures depuis plus de 100 ans. Car le groupe Hyundai-Kia, cinquième constructeur de la planète, n’est pas un aventurier, mais un pragmatique. Les innovations technos ? Très peu pour lui. La maison fabrique de l’auto qui se vend, pas des prototypes pour amuser la galerie et les journalistes.

L'offensive hybride


Aujourd’hui, l’offensive du futur est lancée, et le Coréen considère que le marché est prêt à basculer. Le résultat s’appelle Niro, un SUV flambant neuf disponible uniquement en hybride essence + électrique d’une puissance cumulée de 141 ch.

Inutile d’attendre la version diesel ou sans plomb de ce concurrent du Renault kadjar ou Nissan Qasqhai, il n’existera jamais. Seul un hybride rechargeable, qui lui donner quelques dizaines de km d’autonomie en tout électrique, verra le jour dans un an pile. En attendant, Kia entend bien convertir les réticents, les adeptes du bon vieux mazout, en leur proposant une ligne harmonieuse (si ce terme est approprié aux SUV) et, surtout, une conso ultra raisonnable de 6,5L/100 km, évidemment, loin des 3,8l des normes officielles. Un ascétisme qu’il convient surtout de rapprocher de la puissance, plus élevée que la moyenne du genre, et du poids de 1500 kg.

En plus, pour y parvenir, Kia n’a pas besoin d’en passer par une boite auto qui s’emballe et produit un bruit de cafetière comme celle que Toyota et Lexus s’ingénient à glisser sous les capots de leurs hybrides. C’est une boite à double embrayage qui remplit parfaitement son office et autorise même quelques ravageuses accélérations. Ravageuses surtout pour le réservoir d’essence, qui, du coup, s’envole vers les 10l/100km.

Kia Niro Hybride

Mais un SUV n’est pas un coupé censé se catapulter entre les épingles de montagne, mais un déplaçoir de père de famille tranquille. Et dans cette catégorie le Niro est en pôle, avec des places arrières royales et un coffre qui, s’il n’est pas phénoménale, s’inscrit dans la norme de ses copains, puisque la batterie n’en occupe pas la moitié. 
C’est l’un des avantages d’une plate forme prévue pour l’hybride. À l’inverse d’un Toyota Rav-4 Hybride, son concurrent, qui n’est qu’une adaptation du modèle classique.

Kia Niro Intérieur

Kia est donc persuadé que le bon vieux thermique est, à terme, bon pour la casse. Et son offensive hybride en témoigne, comme en témoigne celle de son cousin Hyundai qui lui aussi déboule, dès cet été, avec une berline qui fait l’impasse sur le bloc essence et diesel classique. Au programme : des versions électriques, hybride et hybride rechargeable pour cette Ioniq dont on vous reparle dès que l’on se sera glissé derrière son volant, dans un petit mois.

Tarifs : à partir de 26 990€ (Motion) et jusqu'à 32 990€ (Premium)