Essai Range Rover Evoque Cabriolet

Le premier SUV décapotable au monde est né. Vous n’avez pas la berlue : ce Range Rover Evoque est bien un crossover cabriolet. Un truc jamais vu, jamais fabriqué, et plutôt très bien conçu. Il a rangé son toit et nous met du vent dans les cheveux en toutes saisons. Car l’Evoque Cabriolet nous permet de partir aux sports d’hiver sans être congelés.

Cet inédit suscitera forcément les moqueries des concurrents en cas de flop, et les verra évidemment l’imiter si c’est un succès. Et ce pourrait bien être le cas. Car l’Evoque Cabriolet a tout pour réussir à emballer les skieuses chics comme les sirènes des plages.

Range Rover Evoque Cabriolet vue neige

Les atouts du Range Rover Evoque Cabriolet

Équipé de son toit, le Range Evoque est une star depuis 5 ans déjà. 500 000 exemplaires se sont vendues ce qui, pour une auto à 50 000€ en moyenne, est un bel exploit. Du coup, ses géniteurs se sont sentis pousser des ailes et n’ont pas hésité, sur le mode et si on lui ôtaient son toit et lui rajoutaient 7 200€ sur la facture. Gonflé, mais plutôt réaliste. Car le public de ce type d’autos compte moins que les autres et adore qu’on le surprenne. D’autant que, physiquement, l’Evoque est plus sobre et élégant sans son toit. De plus, en version cabriolet, un énorme inconvénient disparaît : ses petites fenêtres, grandes comme des meurtrières, bouchent la vision, surtout à l’arrière. Sans son toit, c’est le ciel entier qui se dégage.

Autre atout majeur de cet SUV pas comme les autres : on peut continuer à se parler sans hurler même à 130km/h sur l’autoroute et on ne reçoit pas de vent dans la figure comme en moto. Pas en Evoque. À croire que c’est Eole  en personne qui a dessiné cette auto. Jamais un cabriolet n’a aussi bien filtré les flux d’air. Lorsque le toit est rabattu, en 18 secondes (sans effort autre que de maintenir un bouton appuyé sur la console centrale) et jusqu’à 48 km/h, un silence de berline fermée règne à bord. Impressionnant. Résultat : même en hiver il est possible de goûter aux joies du plein air.

Ce qui justifie le slogan de l’engin : 4 saisons, 4 roues motrices et 4 places.

Range Rover Evoque Cabriolet sur la route

Une tenue de route exemplaire

Le seul défaut de ce SUV cabriolet : des places encore plus étroites que sur la version fermée qui n’est déjà pas la reine de l’habitabilité. La faute à une capote qui rogne sur le coffre ici limité à 251 litres. Seule une trappe à ski (en option) permet de loger des objets longs. En réalité les déplacements en famille ne sont pas le souci de la maison. Ce SUV baroudeur est réservé aux virées en amoureux, sur les routes des corniches méditerranéennes ou des crêtes alpines. Des petites routes parsemées de virages dessinés pour l’Evoque dont le châssis permet là encore de gommer les effets d’une décapotable. L’auto reste parfaitement rigide, malgré son absence de toit. Encore un exploit qui s’explique par des renforts et des soubassements tels qu’aucun bruit parasite ne vient troubler la quiétude des occupants.

Pour faire avancer près de 2 tonnes de l’Evoque Cabriolet, il faut un moteur pêchu.  Autant dire que la version de base (le diesel 2 de 150 ch) est à oublier. Le même bloc boosté à 180 ch fera l’affaire, sans pour autant espérer des performances de sportive. Même s’il est aidé par le boite auto à 9 rapports toujours très performante.

Dernier défaut : son prix. Attachez vos ceintures, appelez votre banquier et suppliez : selon les versions, la bête est encore plus chère que sa version abritée et déjà pas donnée. Comptez 60 800€ le modèle bien équipé, en ajoutant 900€ de malus...

Range Rover Evoque Cabriolet vue intérieur

En chiffres

Range Rover Evoque Convertible TD 4 180 HSE Dynamic

À partir de 64 900 € (modèle essayé 60 800€) :

  • Moteur : 4 cylindres turbo-diesel
  • 180 ch à 4 000tr/mn
  • 430 Nm à 1 750 tr/mn
  • Vitesse maxi : 195 km/h
  • 0 à 100 km/h : 10,3 s
  • Cycle mixte : 5,7l/100 km
  • CO2 : 149 g/km (malus 900€)
  • Poids : 1 967 kg