Il s’appelait SLK et voilà qu’on le retrouve SLC. A cause de la nouvelle dénomination des Mercedes, le petit roadster coupé-cabriolet a troqué son K pour un C et son allure un plutôt carrée pour de nouvelles formes plus effilées. Ce sont globalement les mêmes que celles que l’on retrouve sur la Classe A et C. Du moins à l’avant. Car pour le reste, on est loin de la compacte et de la berline dont le petit coupé cabriolet s’inspire. Le profil taillé au cordeau et l’arrière ultra simple lui vont bien. Inutile d’en rajouter dans le bling bling, un roadster se fait déjà suffisamment remarquer comme ça.Mercedes SLC vue de profil

Un châssis très joueur

À l’intérieur on est là encore en terrain connu : c’est la Classe A qui régale, en prêtant sa planche de bord à l’engin deux places. Mais un roadster est avant tout destiné à tailler la route. Alors on se glisse dans le petit habitacle et on met le contact.

Sous le capot, la palette est large, et va de 156 à 367 ch. Allons y pour la version intermédiaire de 300ch obtenus grâce au bloc essence turbo de 2L et quatre cylindres, et passons sur le diesel (car ce roadster tourne aussi au mazout). Ce moteur semble taillé pour l’auto, parfaitement servit par la boite auto à neuf rapports. Alors on s’emballe, on s’enthousiasme et on accélère. Pas très longtemps. Car à la première épingle, c’est elle qui s’emballe et son arrière se prend d’une furieuse envie de passer à l’avant. La magie de la propulsion trouve ses limites sur les routes détrempées de l’essai.
Tiens, une auto de 2016 joueuse comme une voiture d’il y a 5 ans. On se demande et l’on s’interroge. L’explication est dans le châssis. C’est le même que sous la robe du SLK précédent qui remonte justement à 2011.

Passé ce petit moment d’appréhension, et lorsque la route s’assèche, cet inconvénient devient un avantage et l’on se prend même à débouler dans un virage à des vitesses illicites pour avoir le plaisir de voir l’auto enrouler la courbe sans effort.

Le Mercedes SLC se décapote en roulant

Et quand le bitume est sec, on en profite pour ouvrir le toit rigide. Une opération rapide qui peut s’effectuer en roulant jusqu’à 40km/h. En fait, ce SLK qui devient SLC prouve surtout que Mercedes ne fait pas seulement dans le taxi et la grosse berline confortable. La marque de Stuttgart démontre avec ce roadster presque abordable pour le constructeur (puisque il débute à 36 100€) qu’elle est capable de produire des autos jolies et amusantes à conduire.

Évidemment, pour s’amuser encore plus, il faut débourser plus. Si l’on en a les moyens, on peut taquiner les sommets avec le SLC 43 AMG de 367 ch facturé 66 000€. Cher plaisir.
Mercedes SLC vue intérieur